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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 17:35

 

L'art content pour rien

De et par Yvan Gauzy

Yvan Gauzy 1

Clown, magicien, inventeur de machines étranges et fabuleuses, Yvan Gauzy nous embarque pour une conférence digne du Collège de Pataphysique. Avec sa balayeuse à pédales pour dérouter les suiveurs, sa corneille à papier citoyenne et sa machine à recycler les poupées Barbie, il surfe humoristiquement entre le théâtre d'objet et « l'art content pour rien ».

 

Yvan Gauzy  est fantaisiste, surréaliste, comédien, clown, magicien, inventeur de machines à rien, pataphysicien, échassier à pédales, humoriste drôle, plasticien modeste...

Le monde n’existe pas
Texte de Daniil Harms, Jérôme Couillerot, Maryanna Franceschini,
adaptation et jeu Fehmi Karaarslan.

clip_image002.jpg« Il y a bien des choses qui sont là mais qu’on ne regarde pas. Des choses que parfois on est le seul à entendre. Et, si par hasard, on ouvre les yeux pour s’approcher de cette frontière très floue qui limite (et unit) la raison et la folie dans le monde, il est bien possible que l’on se trouve devant « une aventure bien étrange ».

Il y a une question qui domine depuis toujours l’univers et qui est celle-ci : Pourquoi les questions dominent-elles l'univers ? Et cette question est une vaste question. Un seul être sur terre est capable d'y répondre : il s'agit de Monsieur FK.

Dans une conférence aussi passionnante que palpitante, il se proposera de résoudre une fois pour toute ce problème fondamental de l'humanité en élucidant des énigmes diverses…

 


Après sa sortie du Conservatoire National d'Art Dramatique à Eskisehir, en Turquie d’où il est originaire, Fehmi Karaarslan peaufine sa formation d’acteur à la Scène sur Saône (une école lyonnaise), s’essaye à l’art burlesque au Croiseur à Lyon, puis au cirque en intégrant le Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne, avant d’entrer au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris (classe de Daniel Mesguich) d’où il sort en 2010.

Il a déjà joué dans une demi douzaine de pièces en Turquie et en France, notamment dans A corps trouvé  (d'après les textes d'Antonin Artaud) mise en scène par Salvadora Parras,  Deuil (inspiré du « Journal d'un fou » de Nicolas Gogol, Humain profit, une création collective qui reçu le prix de Participation au Festival d'Avignon (2009), ou encore Becket/Hikmet, mise en scène par Barbara Hutt à la Maison des Cultures du Monde à Paris. Il fut également enrôlé dans quelques courts métrages

 

Sicilia

Texte, mise en scène et jeu Clyde Chabot / LA COMMUNAUTE INAVOUABLE. Regard extérieur Stéphane Olry.

Sicilia est un texte autobiographique, le monologue d’une voix, la mienne, qui tente de recoller les morceaux d’un passé familial presque perdu. Le carnet de bord d’un voyage que j’ai entrepris sur les traces de ma famille maternelle, mes grands-parents, mes arrière grands-parents, mes arrières arrières grands parents qui un jour ont décidé de quitter la terre de leurs origines « la Sicile » pour la Tunisie puis la France. Vers un avenir meilleur ou espéré comme tel.

Ce récit interroge aussi la migration intimement et collectivement, et ses conséquences, hier, aujourd’hui : quitter sa culture, sa langue pour tenter de se fondre dans une société, un pays d’accueil. Jusqu’à l’oubli et la dissolution presque totale de ses origines, parfois. A moins que certaines traces comme la vendetta malgré tout restent, remontent à la surface, dans certaines situations.

Le texte est augmenté de photographies prises lors d’un voyage en Sicile l’été dernier. Des photographies des villes et des espaces que j’ai visités et qui sont comme des traces archéologiques, les vestiges de ce passé enfoui, les preuves de ce réel effacé. Stéphane Olry (La Revue Eclair) accompagnera de son regard extérieur ma présence sur le plateau.

 

La communauté inavouable est soutenue par le conseil régional d’Ile de France

 

Après des études à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (section service public), un Doctorat à l’Institut d’Etudes Théâtrales de Paris III sur Le théâtre de l’extrême contemporain dans la société et le suivi du cursus de l’Unité Nomade de formation à la mise en scène (avec Matthias Langhoff au Burkina Faso et Piotr Fomenko à Moscou), Clyde Chabot a été l’assistante à la mise en scène de François-Michel Pesenti.

Elle fonde en 1992 la Communauté inavouable avec laquelle elle met en scène des textes de Heiner Müller : Hamlet-machine (2000-2010) ; Robert Pinget : L’Hypothèse (1997) ; Hubert Colas : Stranger than kindness, d’après Temporairement épuisé (1995) ; Yan Allegret : Ils tracèrent des chemins sans direction vers la nuit de leur corps (2003), Face à face : la nuit des corps au Burkina Faso (2001), Un peu de poussière de chair, la nuit (1998-1999) et ses propres textes : Comment le corps est atteint (2005-2006), 2007-2010 Médée(s) : tragicomédie. Elle a également réuni des textes de Jean-Paul Quéinnec, Frédéric Ferrer et Alain Béhar dans Avancer masqués. Elle développe une installation participative théâtrale et photographique depuis 2003 : Un musée (de théâtre).

Ces dernières années, elle a présenté ses spectacles et installations au Guling Street Theater à Taipei, à la Ferme du Bonheur à Nanterre, à l’Espace Khiasma aux Lilas, à la Kashiart Gallery à Kochi (Kerala, Inde), à Gare au Théâtre et au Studio Théâtre à Vitry-sur-Seine, au Point éphémère et à Confluences à Paris, à la Gare mondiale à Bergerac, aux Bancs Publics à Marseille…

Elle crée en 2006 au sein de la compagnie un Observatoire de la scène expérimentale. Elle initie en 2007 et 2008 OFF LIMITS / Programmation scénique expérimentale en Ile-de-France en partenariat avec six lieux d’Ile- de- France et coordonne en 2007 le numéro 184 de Théâtre / Public, Théâtre contemporain : écriture textuelle, écriture scénique. Depuis 2000, elle enseigne à l’Université de Bordeaux 3 en tant que metteur en scène associé.

Croisement

Texte et mise scène Josée Drevon, interprétation Pearl Manifold.

« Je suis souvent assaillie. Par ce que je vois, ce que je regarde et par ce que j’entends. Ne parlons pas de ce que je lis car parfois c’est très dur, violent et désespérant. Mais parfois ça change ma vie. Rencontrer une pensée qui articule ce que je ressens, me remet à ma place quand je me trompe, me dirige ailleurs, là où je peux continuer ma route moins obtuse et désemparée ; c’est ce que je préfère. Par exemple, Cioran n’était pas de cette famille, pour moi. Trop besoin d’être rassurée. Il m’a assaillie longtemps comme un assassin au coin d’un bois. Il m’a fait mal à l’humanité. Un jour, j’avais vieilli et il m’a mise de bonne humeur. Comme tous ceux de mauvaise foi, il décape et force à connaître ses valeurs personnelles sans trompette ni affichage. Il en faut des écrivains comme lui face aux certitudes. Un jour j’ai lu une pièce italienne. Je ne me souviens plus de qui.

Mais des personnages oui. Il y avait une femme et sa femme de ménage. Un drame. Elle m’inspira une nouvelle. Un autre jour, j’ai lu un livre : Funky Business. Assaillie j’ai été. Cet essai était terrifiant. «  Vous allez découvrir de quoi le nouveau monde est fait. Oubliez l’ordre établi. Oubliez ce que vous saviez hier encore… » promettait-il. Assaillie. Terrifiée. En fait j’ai peur de tout. Chacun a peur aujourd’hui et croit qu’il va s’en sortir tout seul quand il ne pense pas qu’il ne va pas s’en sortir du tout. Le texte Croisement, je l’ai monté après mes lectures, en pensant à Pearl Manifold. C’est une jeune femme d’aujourd’hui. Une comédienne. Elle doit mener son bateau au milieu des icebergs et des requins. Le personnage de cette histoire n’a rien à voir avec elle sauf cette fichue obligation d’avancer dans un monde plein de barrières et de pièges. Sauf que dans les histoires on s’amuse à se faire peur avec le pire. Je crois en des jours meilleurs partagés. Mais quand même il y a des périodes plus dangereuses que d’autres ».      

Josée Drevon

 

Formée à l’ERAC, école nationale de Cannes, par notamment Philippe Demarle, Elisabeth Mazev, Anne Fischer, Catherine Marnas, Christine Bernard-Sugy, Daniel Danis, Jacques Rebotier, David Lescot ou Alain Fourneau, Pearl Manifold y est recrutée par Alain Françon pour qui elle joue L’Hôtel du libre échange de Georges Feydeau, Naître d’Edward Bond au Théâtre de la Colline ou Demeurent de Daniel Danis à Montevideo Marseille.

Elle joue également auprès de Guillaume Dujardin, dans la Cerisaie d’Anton Tchekhov ou la Deuxième Bataille d’Isonzo d’Howard Barker au CDN de Besançon, de Ludovic Lagarde et Laurent Poitreneaux pour une série de lectures au Festival d’Avignon In, de Georges Lavaudant Conférences et petits fours au théâtre de l’Odéon et de Didier Carette dans Dogs Opera au Théâtre Sorano de Toulouse. Elle travaille également auprès d’Etienne Pommeret pour Ce siècle avait deux ans d’après Victor Hugo, de Roméo Castelluci dans Tragedia Endogonidia M# 10 (en Italie et aux Bernardines de Marseille) ou dernièrement auprès d’Urszula Mikos dans Spécimens humains avec monstres d’Alice Zeniter.

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Published by la fabrique mc11
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